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mercredi 31 décembre 2025

LA FOLLE VIE D’UN GRAND PETIT VILLAGE

JE SUIS fébrile devant un nouveau roman, surtout si c’est le premier opus d’un écrivain ou d’une écrivaine. J’aime m’aventurer dans un milieu de vie que je ne connais pas et qui ne demande qu’à être exploré. Quel plaisir de plonger dans un langage particulier, une musique qui colle à l’imaginaire! Cette fois, je me suis risqué dans «Épinette» d’Isabelle Lapointe, un tout premier ouvrage de cette auteure. J’ai longtemps regardé la maison délabrée de la page couverture, m’attendant au pire. Et, après un grand respir, je me suis lancé sur l’incipit comme si c’était une corde tendue entre mon univers et le sien. «Le monde est né quand j’avais sept ans». Magnifique! J’étais accroché, prêt pour ce roman familial, un genre qui revient à la mode depuis quelques années. Des histoires que l’on trouve dans des lieux isolés et qui nous plongent dans une humanité qui lutte pour garder la tête hors de l’eau. Me voilà sur la Côte-Nord, dans le village de Sault-aux-Oiseaux où tous les résidents ont un lien de parenté. Un ami oublié habite juste là, au bout de la rue, c’est-à-dire au bout du monde, tout près d’un neveu ou d’une nièce. Isabelle, à peine rescapée de son enfance, raconte les hauts et les bas de sa famille. Son père, toujours amoureux fou de sa mère, la belle Diane. Les deux reviennent dans le lieu où Bernard est né et où toute sa parentèle résiste au temps et aux changements. Il rejoint des cousins, des cousines, des neveux, sans compter une grand-mère qui a l’œil sur tout le territoire. Rita surveille tout comme un hibou farouche qui ne demande qu’à se mêler de ce qui ne la regarde pas.

 

«Épinette» n’est pas une histoire, mais des dizaines d’histoires qui tissent la vie du village de «Sault-aux-Oiseaux». Les amours, le travail, le chômage, la fête, les malheurs de l’un et l’autre pigmentés de certaines tragédies. Des gens qui trouvent la liberté dans les pires excès, n’arrivant pas souvent à trouver un équilibre. Les parents tentent d’être des parents quand ils n’arrivent pas, la plupart du temps, à être simplement des adultes. Diane et Bernard ne lâchent pas Isabelle et elle a des horaires à respecter pour l’empêcher les faux pas et les gaffes qu’elle pourrait regretter. Ce n’est pas la norme dans toutes les maisons où certains parents ont du mal à être responsables d’eux-mêmes. La modernité les rejoint cependant : un homme doit s’occuper de sa fillette parce que sa blonde est partie voir si le ciel est plus bleu dans la petite ville voisine. Et il y a des familles où l’un des parents est éjectable selon les circonstances ou les humeurs du couple. Les enfants doivent s’habituer à un autre visage qui s’installe dans leur maison, un nouveau père ou une mère toute neuve. Au fond, ce n’est pas vraiment un changement. Ce sont toujours les mêmes qui se glissent dans le lit familial pour un temps limité. Des ivrognes qui survivent de «jobines». Plusieurs ont une bière greffée à la main et sont capables de tout dans leurs délires éthyliques. 

 

«La routine de Luc suivait celle de son ami même si les rencontres avaient cessé avec les années. Luc était resté dans le même espace-temps. Bernard, lui, avait été enfant, adolescent, adolescent qui taponne des adolescentes, adolescent fâché qui câlisse l’école là pour aller travailler à l’hôpital. Ce n’était plus un modèle. Pour personne. C’était un gars ordinaire. Avec un travail ordinaire, un petit salaire pis un vieux char. Ça faisait bien son affaire. Luc restait Luc. Bernard était passé à autre chose.» (p.24)

 

Isabelle Lapointe n’a pas cherché trop loin pour dénicher ses histoires et ses personnages. Elle a juste pris le temps de regarder autour d’elle et de fouiller dans son enfance pour trouver des femmes et des hommes fascinants, se laisser porter par la langue qu’elle a entendue depuis qu’elle s’est accrochée à son premier biberon. Une parole vigoureuse comme une belette et riche de toutes les inventions, un tantinet mal embouchée et qui peut sentir le fond de tonne ou les vêtements que l’on ne trempe pas trop régulièrement dans l’eau savonneuse. Une langue modulée par les circonstances et les tâches qui reviennent ou disparaissent avec les saisons. Un vocabulaire dru, pareil à une colline couverte d’épinettes noires, celles qu’aimait tellement Serge Bouchard. Un langage qui était très mal vu dans un roman quand j’ai commencé à publier.

 

«Et surtout : ils pétaient des yeules et ils sacraient aux deux mots. Leur famille correspondait à la famille type que je retrouvais tout autour de ma maison : leurs parents se chicanaient souvent, se séparaient, se réconciliaient et se foutaient parfois des claques “su’a yeule”; leurs pères travaillaient une fois de temps en temps et, l’autre fois de temps en temps, ils étaient sur le chômage et le faisaient savoir à tous leurs “câlisses de voisins”; leurs mères braillaient les soirs de pleine lune en écoutant de la musique country. Et ils laissaient leurs enfants, Jackie, Jackie et Jacky, se coucher à l’heure qu’ils voulaient. On avait neuf ans. On était en quatrième année. Dans la classe à Jacqueline, Jacqueline la pas fine qui mange des bines.» (p.96)

 

Bernard et Diane aménagent deux logements dans leur sous-sol pour arrondir leur fin de mois et payer la nouvelle demeure. Rapidement, ils trouvent des locataires qui deviennent des membres de la famille presque. Sylvain, un taiseux qui fait son affaire discrètement et travaille comme garde-feu en été, se transformant en héros qui peut tenir tête aux flammes de l’enfer. La saison de la neige et de la poudrerie, il la consacre à la bouteille. Avec Fabienne, qui arbore sa jupette tel un drapeau et qui ne dit jamais non à une partie de jambes en l’air. Isabelle en tirera de belles leçons.

 

«Celle que ma mère appelait Fabienne a accepté sur-le-champ. La tabagie, c’était gagnant. La nouvelle locataire aux grands yeux verts papillonnants allait nous rejoindre dans quelques semaines. J’avais le cœur enflammé à l’idée de côtoyer la cousine à ma mère. Une tornade sur deux pattes. La tristesse que je ressentais à l’imminence du départ de Dédé et de Jackie était remplacée par une sorte de fébrilité. J’étais étourdie par la présence de cette femme qui transportait le vent, les tempêtes et les feux d’artifice dans ses cheveux. Elle avait l’air de ces madames qu’on voit à la TV et qu’on admire sans en comprendre la raison.» (p.122)

 

Un tableau singulier et attachant. Des paumés, des perdus et des égarés dans le temps et l’enfance. Ils font penser aux belles toiles grouillantes de Jérôme Bosch, qui fascinent tant Sergio Kokis. Des soûlons, des fêtards, des travaillants, des pelleteux de nuages, des hommes à tout faire, des adolescentes qui rêvent de se «faire péter la cerise» au plus sacrant pour vivre leur vie de femme et peut-être le grand amour. Tout est possible. Il m’a semblé que je les ai tous connus, ces gens dans mon enfance, dans mon village que je croyais unique au monde.

De jeunes marginaux qui se retrouvent dans «La piaule», une maison un peu isolée et délabrée pour festoyer et explorer leurs corps de haut en bas et de long en large. Nous avions «Le Salutatus» pour ça. Et aussi pour aller plus ou moins tout croche au seuil de la vie d’adulte. Certains n’y arriveront jamais, perdus dans les sentiers de la drogue avec quelques bardeaux en moins. D’autres, malgré leurs excès, endosseront les habits de leurs parents. Quelques-uns, avec Isabelle, prendront le chemin de l’exil pour échapper aux forces centrifuges du village qui peuvent broyer le corps et l’âme.  

 

POIDS DU MILIEU

 

Une petite société repliée sur elle où rares sont ceux et celles qui arrivent à échapper à l’attrait de l’alcool et aux emplois saisonniers qui permettent de se tenir à la surface. Tous se débattent avec les mêmes difficultés, les épreuves, un travail peu valorisant, les vacillements du couple et l’amour qui finit par triompher, surtout avec Diane et Bernard. Diane réussissant même à reprendre ses études et à terminer son secondaire en même temps que sa fille. Un modèle pour Isabelle et une véritable héroïne dans un milieu où l’éducation et l’école n’ont pas tellement la cote.

 

«Les doubleurs, c’étaient les vedettes de l’école. L’objectif de toute fille de douze ans qui faisait son entrée au secondaire et qui se respectait en tant que fière Saulteronne était d’en frencher un avant la fin du mois de septembre et, pour les plus déniaisées, les vraies de vraies, de s’adonner au tripotage en dessous des couvertes. De mon côté, j’avais frenché un gars qui ne me plaisait pas en sixième année, question de montrer à mes amies que moi aussi j’étais capable de tourner ma langue plus que sept fois dans la bouche de quelqu’un d’autre. C’était à ce jour ma seule expérience. J’espérais que pour le reste, mon tour viendrait bientôt.» (p.186)

 

Tous les méandres de l’enfance avec ses crises, ses révoltes, ses joies et ses bonheurs, ses histoires plus ou moins étranges. Un village comme il en existe partout, celui que j’ai connu dans mon patelin avec ses personnages, ses marginaux, ses rêveurs, ses fêlés du chaudron qui faisaient partie de la vie de tous. Un lieu avec ses lois, ses balises, ses folies, ses manières d’envisager l’avenir même si elles étaient toutes croches et souvent suicidaires. Un monde impitoyable, mais également un esprit de corps qui permet de résister, une empathie pour l’autre admirable. Une qualité humaine que l’on ne trouve pas dans les grandes agglomérations. Une solidarité, voilà le mot, même dans les pires débordements, même quand certains foncent dans leur malheur les yeux fermés. Le sens de la famille surtout avec des ancrages solides. Tous sont là pour donner un coup de pouce et sortir un proche du trouble. 

Bernard le fera en allant repêcher Fabienne et réussira à la ramener à une certaine lucidité et à une vie normale presque. Une société repliée sur soi, tout croche, mais qui porte une sorte d’enchantement et une rage d’être où l’autre est quasi aussi important que soi. Isabelle Lapointe envoûte avec cette fresque où le Québec des régions peut se reconnaître et surtout se voir sans compromis. C’est fou, humain, séduisant, dangereux, mais tout près du cœur et de l’amour, de la vie et de l’aventure où l’on risque sa peau. Isabelle Lapointe en fait un roman d’émancipation et se détache en posant un regard sur sa poussée vers le monde adulte qui marche souvent tout de travers. Elle parviendra surtout à décider de sa place dans la société. 

 

LAPOINTE ISABELLE : «Épinette», Éditions La Mèche, Montréal, 2025, 281 pages, 24,95 $.

https://groupecourteechelle.com/la-meche/livres/epinette/

lundi 29 décembre 2025

COMBIEN DE « MOI » SE DISSIMULE EN NOUS

ÉTRANGE ROMAN que «Inlandsis» de Marie-Pier Poulin. Je croyais me glisser dans une histoire de changements climatiques, mais ce n’est pas tout à fait ça. Du moins, c’est ce que les premières pages laissaient entendre. J’étais prêt à prendre cette direction, mais l’auteure en a décidé autrement. Elyssa et Frank se sont croisés à l’université. Lui, chargé de cours, et elle, étudiante modèle promise au plus brillant avenir. Tous les deux ont beau éprouver une passion viscérale pour les sciences, leurs corps ont des exigences qui demandent satisfaction. L’amour. Lui et elle sont certains d’avoir rencontré l’être d’exception, celui avec qui ils vont parcourir les chemins des découvertes et de grandes réalisations. Pourtant, la vie impose des choses imprévues, surtout avec Elyssa, qui voit sa profession mise en veilleuse quand elle accouche de son premier bébé, une belle petite fille. Et la voilà hors de son rêve et de la vie qu’elle avait imaginée pour s’occuper de sa maison et de ses rejetons. 

 

Une histoire banale qui se répète partout dans le monde, même de nos jours. Une étudiante douée, promise aux plus grands succès intellectuels, met sa carrière entre parenthèses à l’arrivée des enfants. Ce qui devait être une pause s’avère une autre vie. Elyssa n’arrive plus à retrouver la route qu’elle croyait suivre quand elle était à l’université. La maternité aspire les femmes, la plupart du temps, en font les domestiques du foyer avec les petites et lourdes tâches du quotidien. 

Frank fait carrière comme enseignant et chercheur. Il participe à des colloques et écrit dans des revues scientifiques. Il devient quelqu’un de respecté et de reconnu dans sa spécialité : la géologie. Si tout semble aller comme dans le meilleur des mondes au début, la situation change peu à peu pour Elyssa, qui a l’impression d’être à côté de celle qu’elle voulait être.

 

«Debby naquit au printemps suivant. Au même moment, Frank décrochait un poste à l’université de l’État. Il enseignerait dans un domaine qui le passionnait tout en effectuant des recherches sur le terrain qui le mènerait à sillonner le continent. Il jubilait. Elyssa était heureuse pour lui. Le premier, il atteignait le but qu’ils s’étaient fixé. Un jour assurément son tour viendrait, mais pour l’instant, l’envie d’un retour aux études tardait à se manifester. Cette enfant magnifique l’enveloppait d’une volupté toute nouvelle. Les études et la carrière pouvaient attendre encore un peu. Puis Théo arriva cinq ans plus tard, un an après la mort de la mère d’Elyssa. À partir de là, c’était clair. La science, qui avait toujours été sa priorité, ne l’était plus. Elle préférait rester auprès des siens, leur donner temps et amour.» (p.30)

 

Un sort qui guette les femmes même maintenant. Rares sont celles qui parviennent à concilier à la fois une carrière professionnelle exigeante et la vie de mère de famille. Le peu de volontaires en politique illustre bien cette situation. Qu’on le veuille ou non, la maternité et les enfants touchent davantage les femmes que les hommes. 

La grossesse transforme le corps et met les mères en retrait du monde du travail, les aspire et ne leur laisse guère de temps et d’espace pour faire autre chose que d’être génitrice. Cette différence biologique est importante, même si maintenant, au Québec, elles font carrière en grand nombre. Quatre-vingt-sept pour cent des femmes occupent un emploi au Québec. Les garderies et les congés de maternité et de paternité peuvent certainement expliquer la situation. 

Frank n’a rien imposé à Elyssa, mais la société l’a fait avec ses rituels et ses traditions. La fatalité génétique a aspiré la jeune étudiante et l’a coupée de sa passion pour les sciences. Il faut dire que le couple vit aux États-Unis où la vie est bien différente de celle du Québec.

 

BONHEUR

 

Les soins aux enfants, l’entretien de la maison passionnent Elyssa au début. Elle s’occupe de son foyer avec une rigueur scientifique, s’étiole peu à peu dans les tâches quotidiennes pendant que les petits entreprennent le difficile tournant de devenir adulte. Debby est une jeune élève modèle, autant dans le sport que dans les études. Théo, plus fragile et moins doué intellectuellement, est d’une rare sensibilité. Il capte les émotions de ses proches sans avoir besoin des mots. 

Tout bascule quand Elyssa et Frank réalisent que Debby ne suit plus ses cours et que ses résultats scolaires sont en chute libre. Elle abandonne l’école pour se coller à Jess, une fille qui n’a de comptes à rendre à personne. C’est la dérive, l’alcool, les drogues, la fête perpétuelle. Elle résiste à ses parents avec un entêtement digne d’un chercheur scientifique.

 

«Au loin, Debby pouvait apercevoir son quartier. En attrapant la bouteille que lui tendait Shawn, elle se jura de ne jamais ressembler à ceux qui y habitaient. Elle était faite pour autre chose. Pour une vie ample, pleine d’expériences… Elle se promettait d’être à l’antipode de sa mère, prise dans cette existence minuscule, à errer entre les tâches ménagères et son travail médiocre de “classeuse de livres”. Enivrée d’alcool et de liberté, Debby se voyait maître de sa destinée. Elle aurait la vie qu’elle désirait. Fêter à toute heure du jour et de la nuit. Multiplier les rencontres!» (p.53)

 

Elyssa, pendant ce temps, lit les articles d’une femme, une géologue, une chercheuse, experte du Grand Nord et des glaciers. Élise R. Dupuis porte le même nom qu’elle et, surtout, elle lui ressemble physiquement. Un sosie. Son double? Est-il possible que cette femme réalise ce dont elle rêvait quand elle était étudiante? Elle qui était destinée à une brillante carrière le vivrait donc en quelque sorte dans un avatar… 

 

DRAME

 

Que fait-elle en mère de famille qui doit confronter une adolescente rebelle qui la déteste et la méprise? Elyssa est obsédée par ce double, sa jumelle, sa semblable. Elle lit ses travaux et ses réflexions, s’informe sur ses déplacements pour se mouler à elle et à sa vie. Bien plus, elle finit par vouloir la croiser, se retrouver pour ainsi dire devant son reflet dans le miroir. 

Pendant que Frank tente de colmater les fuites et à récupérer sa fille, Elyssa disparaît et part vers celle qu’elle aurait été si les enfants n’étaient pas venus, si la vie ordinaire ne lui avait pas sapé toutes ses énergies et coupé les ailes. Et qui sait? Peut-être qu’elle s’est dédoublée et que cette scientifique, c’est elle dans une vie libre et sans liens. 

 

«Puis ont surgi les questions plus délicates. Pourquoi? Pourquoi cette obsession pour cette femme? Une fois qu’elle se tiendrait face à elle, que se passerait-il? Elle n’en avait aucune idée. Elle traquait l’ombre d’une ombre. Et si elle ne la capturait jamais? Aurait-elle tout quitté pour rien? Bien sûr que non… C’était l’instinct qui l’avait menée jusqu’ici. Une intuition étrange…» (p.173)

 

Peut-être que nous avons la chance d’être plusieurs personnes dans une même vie et que le hasard et les circonstances font prendre une direction plutôt qu’une autre. Est-il possible de devenir tous les êtres qu’il y a en nous? Que serais-je si j’avais eu l’audace de fréquenter le conservatoire d’art dramatique pour être comédien? Que serais-je si j’avais suivi mes frères qui écumaient les forêts du Nord? À quoi je ressemblerais si j’avais continué à étudier en littérature pour faire un doctorat et travailler comme chercheur universitaire? Il m’arrive de jongler avec tout ça sans trouver de réponses. 

«Inlandsis» de Marie-Pier Poulin m’a touché. Tellement, qu’après cette lecture, j’hésitais devant mon reflet, n’étant plus certain d’être celui que je pense être. Et si quelqu’un d’autre, quelque part, incarnait l’un de mes rêves? L’auteure bouscule et nous tient en haleine avec Elyssa, qui part à la recherche de celle qu’elle est vraiment et qu’elle a trahie d’une certaine façon. Un roman étrange et captivant! J’ai eu l’impression que le sol se dérobait sous Elyssa et qu’elle pouvait glisser dans une faille du temps en m’entraînant. 

 

POULIN MARIE-PIER : «Inlandsis», Éditions Sémaphore, Montréal, 2025, 192 pages, 27,95 $.

https://www.editionssemaphore.qc.ca/catalogue/inlandsis/